lundi 3 octobre 2011

BCN 2011

Un après midi...

mardi 2 août 2011

Twist and Shout

dimanche 27 mars 2011

lundi 16 février 2009

C'ameleon

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N’icotine inspire de la fumée, qu’il recrache et contemple divaguer, c’est une divagation qui l’inspire. N’icotine fume, peut-être trop. N’icotine a toujours la gueule de bois, mais n’est jamais bourré. Il est toujours au bord d’une fenêtre d’où il observe le monde, le soir. Il boit du café, a les cheveux ébouriffé. Il est relax, toujours fatigué de son week-end, et aussi un peu stone. Sur le tabac de N’icotine il y a inscrit « fumer tue », alors N’icotine a gravé sur le rebord de sa fenêtre « sauter tue ». N’icotine a la voix de Serge Gainsbourg mais ne sait pas chanter, ça ne lui servirait à rien. Ce soir là, accoudé à une vision du monde, N’icotine se remémora P’sychédélas.

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N’icotine et P’sychédélas s’étaient rencontrés à une vision LSD.P’sychédélas vivait dans une bulle de sensation, une bulle d’où l’on voyait les choses versicolores, difformes et ondoyantes. P’sychédélas n’avait que deux doigts, ce qui symbolisait probablement « Peace & Love ». P’sychédélas avait un casque sur la tête et du boum boum dans les oreilles. On pourrait dire que P’sychédélas ne vivait pas dans la réalité, mais comme l’a dit N’icotine un soir, « Where is the reality ? ».C’est justement à ce propos que N’icotine resongeait ce soir. Il constata que sa fenêtre lui offrait un certain champ de vision sur une partie du monde, qui changeait selon ce qui s’y produisait, et qui constituait son point de vue. L’appartement d’en face offrait probablement une toute autre vision, et sur cet homme qui pénétrait sauvagement ce pauvre clébard dans la rue ?... son voisin aurait un point de vue différent du sien. Comme le voisin occupant l’appartement au dessus de celui de N’icotine, et le voisin d’à coté du voisin d’en face, verraient les choses autrement. Mais N’icotine voulait obtenir tous les points de vue, afin de voir la chose dans sa globalité, dans sa réalité, car peut-être certains éléments lui étaient cachés, inconnus, peut-être était-il victime d’une illusion d’optique, ou peut-être que sa vue lui faisait défaut… N’icotine interrompit alors l’activité fécale du pigeon qui se trouvait à la fenêtre d’à coté pour lui demander son point de vue sur cette scène. Le pigeon lui répondit alors qu’il ne voulait pas être impliqué dans quelque affaire que ce soit et que même s’il l’avait voulu il ne parlait pas « la France ». N’icotine renonça alors à cette idée pour s’en faire une autre. En effet, même s’il avait réussi à recueillir toutes les visions des différents témoins et protagonistes de cette scène, il lui aurait toujours manqué les angles de vue absents de spectateurs. Et quand bien même, cet assemblage de visions n’aurait formé qu’une sorte de vision moyenne, collective, un autre point de vue fictif, une vision « inexistable ». Sans compter sur la fiabilité et la sincérité des témoignages. Il en conclu alors qu’un point de vue était essentiellement fondé sur la confiance et l’influence, lesquelles sont intimement liées. La confiance en soit, en la fiabilité de notre vision, de notre ressenti, de notre place… La confiance en la fiabilité de nos connecteurs, de ceux et ce qui nous entoure. La confiance en la fiabilité des différentes sources de nos connaissances accumulées… Et l’influence que peuvent avoir toutes ces choses selon leur fiabilité et la confiance qu’on leur porte. Finalement pour N’icotine, il n’y avait aucun moyen de voir quelque chose dans sa réalité, et un point de vue n’était qu’une question de foie. Croire par peur, croire par envie, croire pour soulager sa conscience, croire pour s’identifier, croire croire croire… En parlant de réalité, personne ne sait vraiment de quoi il parle. Tout compte fait, les gens voient tous le monde à travers le voilage de leurs yeux, tel P’sychédélas à travers sa bulle de sensations. Ce que vous voyez n’est que le reflet de votre inconscient, ne foncez pas dans le miroir, contemplez-le d'abord.

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Where is the reality ?


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C’est souvent à ce moment que tout commence. Quand je sors de ce sommeil éternel, durant 3 jours et 3 nuits j’ai lutté contre cette lourde fatigue essayant de s’emparer de mon corps, enchaînant taf et boites de nuit tel un clubber sans relâche. On ne parle alors plus d’alcool dans le sang, mais de quelques pauvres gouttes de sang baignant dans de l’alcool. Mon cerveau sur off (pourquoi gaspiller de l’énergie quand on n’en a pas besoin), les délires, les émotions, les sensations ce sont enchaînés, je me suis vidé, défoulé. A ce moment, émergeant de ce profond sommeil, je n’ai plus de repères, je suis à la fois vidé et rempli, je baigne dans une contradiction intérieure, je suis complètement déboussolé. 3 nuits d’images défilent dans ma tête en mode « random ». Par chance je suis chez moi. Je me lève et par confrontation je redécouvre les lois de l’apesanteur… Ayant de lourdes poches sous des yeux explosés rouges, les cheveux électriques, la bouche pâteuse, vous me percevriez tel un extraterrestre. Mais ce n’est pas qu’une perception, à cet instant je suis un extraterrestre. Le ciel devient alors mauve. Ça fait 2 heures que je suis levé et le soleil se couche déjà (les jours passent de plus en plus vite c’est affolant). A la fenêtre, ma clope à la main, buvant mon café, je regarde le soleil se coucher et la nuit tomber. Je regarde ma ville, le monde, comme si c’était la première fois que je le voyais. Durant cet instant je ne fais plus parti de tout ça, je suis complètement extérieur. Moi je te le dis, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ! Ah bon ?! T’es sceptique ???

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Quelque clopes et cafés plus tard, je me retrouve à t’expliquer mon impression (ma énième clope à la main, buvant mon énième café).

Tu sais, les couleurs de ce monde, le mauve de ce ciel, ça se trouve dans mes yeux. Et dans tes yeux, il y a aussi ces couleurs, mais elles sont nuancées des miennes. Et ce chat, et cette abeille, voient aussi ce monde et ce ciel, et d’une manière encore différente. Dans ce ciel devenu noir tacheté de blanc, j’aperçois la planète dont je viens. C’est devenu un minuscule point dans mes yeux. Pourtant, en réalité, je peux t’assurer que ma planète est infiniment plus grande que ce minuscule point. Mes yeux l’ont rétrécie, déformée, pour m’informer de sa distance. Et ce monde n’est ni en couleurs, ni noir et blanc, de nos différentes visions, ce monde est différent comme nous ne pouvons l’imaginer.

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Je pense donc je pense. Avec cette petite voix qui fonctionne en permanence dans ma tête je ne peux m’arrêter de penser. Tu ne peux t’arrêter de penser. Sais-tu ce que je pense ? Sais-je ce que tu penses ?
Nan, il n’y a pas de répit pour cette voix off, alors impossible d’en exprimer même 50%. Elle te dit les choses les plus stupides qui soient et les plus intelligentes. Dans ta tête défilent toutes sortent de pensées, passant du gore à la niaiserie, du X à la mesquinerie, de la folie à l’inutile, bref à toutes sortes de choses allant de paire ou pas du tout. Tu penses à tout (c’est le cas de le dire) !
Et avant d’être exprimé, tout ça passe par un putain de filtre ! Un filtre qui ferait perdre tout son goût à ton café. Il y a les tabous, les choses qui ne se disent pas, la manière de dire, la manière de faire, les choses qui ne se font pas… Tout ça pour arriver à ce que j’appellerais une « expression civilisée », bien filtrée, bien généralisée… Pourtant le pur état brut, le plus réel possible de ce qu’on pense se trouve dans notre tête. Et quelque part il est nécessaire de filtrer, les fous sont ceux qui n’ont plus de limites entre leurs pensées folles et la réalité, les pervers sont ceux qui n’ont plus de limites entre leurs pensées perverses et la réalité, etc… Mais peut-être le filtre devrait être un peu moins épais.

Finalement, à travers ce filtre s’opère la mutation entre ton réel fond et ce que tu vas en laisser paraître, que tout le monde va substituer à ton réel fond. Alors si la réalité n’est faite que d’apparences et que la réalité se trouve dans nos pensées, où se trouve la réalité ? (ouais, je sais, faut me suivre…) Je pourrais te donner plein d’autres exemples pour te dire que nous vivons chacun dans notre « pseudo réalité », que l’habitude nous fait paraître les choses comme normales ou encore que nous prenons notre perception des choses comme réelle, que nous nous fions facilement aux apparences... Je te l’avais dit, le monde ne tourne pas rond ! Il tourne ovale, là est la nuance. Nous vivons dans la nuance, ne l’oublis pas.

dimanche 15 février 2009

"J'ai dans mon ventre un méchant trou noir qui me flingue..."

Draps



J’ai cette impression d’être trop petit pour faire paraître tout ce que je suis. J’ai l’impression de m’éparpiller. J’ai cette impression d’être en incapacité de vous faire ressentir ce que je ressens et d’être condamné à le garder pour moi. J’aimerais être cet artiste sur sa scène qui vous secoue d’une tonalité grave, d’un coup de basse et d’un coup de pied au sol, vidant ses tripes. J’aimerais être cet artiste qui d’une tonalité vous fait frémir, hérisse chacun de vos poils, vous engourdit et fait vibrer tout obstacle à sa voix. J’aimerais être cet artiste qui a ce pouvoir de commander chacun de vos muscles, qui vous possède tout entier, qui vous fait tous vous lever, qui vous fait sauter, crier, qui vous fait évacuer toute la haine que vous possédez, qui vous fait vous déhancher et dégager cette chaleur que vous possédez, qui vous fait vous prendre par la main, par les épaules et vous unis, et qui d’un mot fait sortir cette larme et la laisse couler sur votre joue. J’aimerais être cet artiste qui vide ses émotions dans l’air, qui en rempli toute la salle, qui vous les fait respirer, et qui vous fait sortir cette émotion présente, cette émotion enfouie en vous, ou cette émotion que vous ne soupçonniez même pas posséder. J’aimerais pouvoir faire ressentir avec exactitude ce que je ressens. Je ne sais même pas d’où viens ce besoin, parce qu’après tout, ça m’avancerait à quoi ?

Je sens son souffle derrière mon oreille. Je sens son torse collé contre mon dos. Les palpitations de son cœur retentissent en moi et me font palpiter à mon tour. Je sens ses mains passer lentement de mes hanches jusqu’en dessous ma taille. J’en frissonne lorsqu’il m’embrasse dans le cou et je passe ma main dans ses cheveux pour l’embrasser. Je me retourne et le matelas rattrape notre chute. J’empoigne ses avant-bras, nos regards se perdent l’un dans l’autre et deux univers entrent en fusion. Je passe mes mains sous ses omoplates, je respire l’odeur que dégage son cou, je me laisse guidé jusqu’à son téton que mes lèvres dévorent. Puis je glisse jusqu’à son nombril tendit que mes mains glissent jusqu’au bas de son dos et qu’il se cambre. Je dépose quelques baisers sur son ventre. Doucement, l’une de mes mains vient caresser son entre jambe et l’autre remonte le long de ses hanches jusqu’à son torse. Je suce son pénis en érection tout en le masturbant et continuant de le caresser de l’autre main. Son bassin va et vient au fil du plaisir, monte par pulsions jouissives étirant chacun des muscles de ses jambes jusqu’aux orteils pour redescendre lentement. Je remonte le long de son corps et je l’embrasse. Dans un revirement je me retrouve plaqué contre la couette encore imprégnée de sa chaleur. Sa main descend d’un mouvement continu de mon torse jusqu’au bas de mon ventre animant chacun de mes muscles à son passage. Nos jambes s’entrecroisent et s’ouvrent, nos sexes se touchent, se frottent, se caressent. Mes yeux remontent de ses abdominaux jusqu’à son visage, mais il n’en a pas. La couette glisse sur ma peau pour s’affaler lamentablement sur le sol dans un « floutch ». Mon regard le transperce finalement pour se perdre dans la blancheur du plafond. Je suis en transe. Mes yeux s’emplissent d’une chaude tristesse qui dégouline le long de mes joues pour finir absorbée dans le drap housse. Un vide m’envahit tout entier.La flamme qui un jour est né entre nous, aujourd’hui me consume seul.

Les rencontres




Aujourd’hui je voudrais parler d’une chose que j’adore : les rencontres. Des rencontres on en fait presque tous les jours et elles sont plus ou moins approfondies selon leurs circonstances. Elles peuvent s’arrêter à un regard ou aller beaucoup plus loin. Je crois que j’adore les rencontres car chaque personne est une histoire et j’adore qu’on me raconte des histoires…

Il y a d’abord la personne que vous voyez dans le bus, que vous croisez dans la rue, celle que vous ne connaîtrez sûrement jamais. Cette personne, par sa tenue vestimentaire, par sa gestuelle, par son style, elle vous raconte une histoire. Cette histoire c’est peut-être la sienne, c’est peut-être celle qu’elle aimerais être la sienne, c’est peut-être celle tout simplement dans laquelle vous avez envie de la placer.

Et puis des fois les circonstances font que vous êtes amenés à découvrir, à parler, avec la personne que vous ne connaissez pas. En fonction de tout ce que vous allez pouvoir apprendre de cette personne, l’histoire que vous lui aviez vaguement inventée vas prendre forme petit à petit. Vous allez en être déçu, ou surpris, ou émerveillé, … Le type de la relation qui va vous unir se détermine peu à peu.

Une personne on ne peut pas la connaître de A à Z d’un premier abord. On va d’abord la connaître par certaines qualités et/ou défauts qu’on lui trouve. On va la trouver soit super méga génial, soit super méga conne, soit bizarre, soit simple, soit plein de choses en fait… Et selon ce qu’on lui trouve on va l’intégrer à une place dans notre classement personnel, conscient ou non, de l’importance qu’ont les personnes qui nous entourent. Enfin si on est amené à la connaître plus, petit à petit on va se rendre compte que cette personne n’est pas sur ou sous humaine. C’est en fait simplement une personne comme une autre avec laquelle on a plus ou moins d’affinités…

Ce que je préfère dans une rencontre, c’est le moment où rien n’est déterminé. Le moment où l’on peut se poser plein de questions et laisser libre cour à son imagination. C’est peut-être parce que j’aime m’inventer des personnes sur ou sous humaines… J’aime aussi penser au fait que pendant que je vis mon histoire, tout le monde vis une histoire qui lui est propre et bien différente.